Des lycéens impliqués : quand Allende parle du bio et du gaspillage…

Cet article a été rédigé dans le cadre du projet “web-journalisme” mené au lycée Allende à Hérouville St Clair...

Junk food… fast food… Nombreux sont les stéréotypes sur la façon de se nourrir des lycéens ! Alors, mange-t-on si mal que ça ? Un autre sujet a également retenu notre attention : les lycéens gaspillent-ils vraiment la nourriture ?

Nous avons d’abord travaillé sur le gaspillage au self du lycée. Les jeunes, de nos jours, sont souvent accusés de gaspiller leurs plats et de ne pas porter attention à la quantité de nourriture jetée, gâchée et l’impact que cela a sur la planète. Au lycée, ce stéréotype est en partie vrai, mais le plus important est alors de comprendre pourquoi la nourriture est-elle gaspillée et quelles pourraient être les solutions pour y remédier ?

Au lycée, 70% des personnes interrogées affirment jeter au moins un quart de leur plateau. Parmi eux, 75% disent jeter leur plat de résistance car soit ils n’ont plus faim, soit ils n’aiment pas leur plat. Seulement 30% des personnes interrogées affirment donc ne rien jeter de leur plateau et consommer tous les produits qu’ils prennent. Nous nous sommes alors demandé la cause d’un tel gaspillage ? Il en ressort que 40% des élèves trouvent les portions servies au self sont “trop importantes”, et 60% des élèves les trouvent “suffisantes”. En 2014, au lycée Allende, le gaspillage s’élevait à 81g de nourriture par jour et par personne. Même si ce chiffre est en-dessous de la moyenne nationale qui est d’environ 120g par jour et par personne, il est évident que cette quantité est déjà trop importante et qu’il faudrait réduire au maximum le gaspillage alimentaire. Pour cela, les élèves proposeraient de “mettre en place un système de self-service” pour qu’ils puissent choisir eux-mêmes les portions dont ils ont besoin. Ce système a déjà été mis en place dans plusieurs établissement du Calvados, comme le lycée Malherbe à Caen ou le collège ou l’école maternelle et primaire Colbert à Blainville-sur-Orne, et les résultats sont plutôt prometteurs. Cela pourrait éviter d’être trop servi et de ne pas finir sont assiette et donc de réduire les portions jetées. Une autre solution serait tout simplement de demander aux cuisiniers de moins servir lorsque les élèves passent avec leur assiette. Un autre problème pour les élèves qui mangent à la cantine se pose : ils n’ont “pas assez de temps pour manger” et ne prennent donc pas le temps de finir leurs plats. La principale cause est le temps d’attente dans la queue du self qui est trop long et qui leur empêche de profiter pleinement du temps qu’ils disposent pour manger tranquillement.

Dans une seconde partie nous avons travaillé sur le bio. L’un des autres stéréotypes lié à l’alimentation des jeunes est qu’ils ne sont pas soucieux de l’écologie et de toutes sortes de problèmes climatiques, dus aux produits chimiques qui menacent notre planète et que l’on utilise chaque jour, y compris pour notre alimentation. C’est pour cela que nous les avons interrogés sur leur perception de l’agriculture biologique.

D’après nos sondages, ce stéréotype est strictement faux. En effet, 85% des lycéens interrogés affirment manger bio. Sur cet échantillon de personnes, 65% achètent dans des Biocoop. Les 15% qui ne mangent pas bio disent que c’est parce que “c’est cher” ou encore “ce sont mes parents qui font les courses, je n’ai pas vraiment le choix” et d’autres “ne savent pas pourquoi”. Par ailleurs, pour notre dernière question : « préférez-vous manger steak/frites ou cordon-bleu/haricots verts bio », 45% des interrogés choisirait la seconde proposition (bio) à la première : on peut donc affirmer que presque la moitié des lycéens interrogés préfèrerait manger bio au lycée, ce qui nous permet de contredire le stéréotype qui affirme que les jeunes ne se préoccupent pas de leur alimentation et de l’impact du non-bio pour la planète.
Pour finir nous avons interrogé les élèves du lycée Allende à propos de leurs habitudes alimentaires. Les jeunes sont plutôt “réputés” pour leur “malbouffe” ; nous nous sommes appuyés sur une publicité d’Intermarché afin de traiter notre sujet.
Dans cette vidéo, on voit plusieurs jeunes au supermarché acheter de la « malbouffe » ( cheeseburger, pizza, glace etc.). Un des jeunes a un “coup de foudre” pour une des caissières qui fait signe que ce qu’il prend n’est pas très bon pour la santé. Peu à peu, le jeune va donc s’intéresser aux légumes, puis à la cuisine et aux plats préparés maison pour l’attirer. Cette vidéo faite par Intermarché, magasin vendeur de légumes frais et de viande/poisson, cherche à montrer au public que le stéréotype des jeunes qui ne mangent que des fast-foods ou des aliments industriels est faux. Il le montre avec le jeune dans cette vidéo, pour nous dire que, les adolescents savent aussi faire la cuisine tout comme les adultes, et peuvent bien se nourrir.

La conclusion de cette enquête montre bien que les jeunes ont fait du chemin. Il en reste certes à parcourir, mais c’est grâce à la prise de conscience que l’implication progresse !

 

Clara, Mathilde, Clara.

 

 

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